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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:36

Andrew Neyman est un jeune ambitieux, déterminé à devenir un grand batteur de jazz. Accepté au prestigieux Conservatoire de Shaffer, il intègre le groupe du professeur T. Fletcher.

Commence alors un cruel apprentissage fait d'ambiguïté, d'exigence, de manipulation, de rivalité, d’oppression.

 

Ce film, presque un huis clos professeur/élève est un régal du point de vue musical et cinématographique.

Nous avons apprécié la précision du montage ainsi que les première et dernière scènes très réussies.

 

Il a ouvert une discussion sur les rapports humains et la souffrance dans la réussite artistique.

 

Nous avons aimé ce film mais cet affrontement, cette tension nous ont mis mal à l'aise au détriment du plaisir que nous aurions du ressentir à l'écoute des prestations musicales époustouflantes.

D'autre part, l’élan collectif de l'orchestre est écrasé car Fletcher exacerbe les rivalités entre les musiciens.

 

Il n'y a pas d'apprentissage possible sans effort et persévérance. Il faut trouver l'équilibre entre le plaisir et le niveau de  "souffrance" acceptable dans son accomplissement personnel.

En revanche, domination et perversité dans les rapports humains s'avèrent souvent destructrices, malsaines et peuvent mener à la vengeance et à la violence.

 

 

Groupe Ciné-Volver Mars 2015 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:58

 Peut-on faire un poème sur une tragédie récente qui consistait à semer la terreur dans un village malien au nom d'une religion ?

Ce film prouve que oui:

Grâce à la beauté de ses images,  où se confondent l’esthétisme et l'absurde, la haine et l'amour, l'espoir et le désespoir.

Grâce à la sobriété de sa bande son et à sa mise en scène fine et juste.

Grâce à sa galerie de personnages qui incarnent la résistance des villageois face à la banalité des malfaisants.

Grâce à la distance salutaire que le réalisateur introduit dans son récit brulant d'actualité, en mettant en lumière de façon éthérée l'opposition entre deux Islam : celui de la tolérance contre celui de la violence perpétrée au nom d’Allah.

Le cinéaste oppose une douceur éphémère (les relations familiales par exemple) à une violence brute (les arrestations, les exécutions).

Ce film a provoquédans notre groupe émoi, colère et indignation à la lumière des dramatiques évènements de ces derniers jours dans notre pays.

Autant par citoyenneté que par cinéphilie, allez découvrir ce film politique volontaire et combattif, symbole de la lutte contre l’extrémisme religieux.

 

 

Groupe Volver - Janvier 2015

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:10

 

On ne peut pas dire que ce film ait suscité l’enthousiasme, même si le jeu de Mathieu Kassovitz (le père) et les courtes apparitions de Céline Sallette (la mère) ont été appréciés. Les choix du réalisateur impliquaient qu’une partie seulement  de ce « fait divers » réel (qui s’est déroulé sur 14 ans ...) soit traitée. De ce fait, le père apparaît comme un manipulateur psychorigide de ses enfants, et la mère une victime. Le bonheur des enfants jeunes n’est qu’esquissé et leur révolte d’adolescents survolée. Un récit d’une rupture, d’enfants disputés, de vie marginale qui ne pouvait qu’échouer.

 

Mais le film est quand même un bon « prétexte » à réflexion et débat. Pour aller plus loin il est apparu indispensable de se référer au livre  « source » écrit par les trois hommes. Dans ce cas, il est possible de réévaluer (sans les approuver pour autant) les raisons et comportements des uns et des autres. Le père s’était préparé dès son plus jeune âge à cette vie, il s’est imprégné de culture amérindienne qu’il a transmise à ses garçons et que sa femme a partagée pendant des années. Un vaste réseau d’amis de la même mouvance s’était constitué, le trio montré par le film n’a jamais été seul, ni n’a manqué de présences féminines. Pas de « Vie sauvage ». Les enfants étaient apparemment heureux, ils avaient des copains et ils se sont révoltés à l’adolescence contre le père, comme ... tous les ados (?! ...). Le père a « manipulé » ses enfants (ce qui le rendait fort antipathique aux yeux de certains membres de notre groupe), mais qui ne manipule pas ses enfants pour les mettre sur les rails qu’on leur a choisis (reconnaissaient, jusqu’à un certain point, d’autres membres) ?! ...

 

La mère, qui la première avait enlevé les enfants (et avait été condamnée pour cela, sans que le jugement soit exécuté) et n’a pas joué le jeu de la garde alternée, est bien la seule perdante (douloureusement) dans cette affaire, puisque le père et ses 2 fils ont tiré apparemment grand profit de cette période pendant laquelle, vivant en marginaux avec des marginaux délibérés comme eux, ils ont été traqués sans pitié par la justice et les medias, jusqu’à ce que ces derniers se « retournent », les temps ayant changé ...

 

 

Groupe VOLVER

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 14:09

Grâce à la reconstitution en laboratoire d'une fourmilière géante par des scientifiques écossais, les fourmis nous ont dévoilé quelques-uns de leurs secrets. Ce documentaire Arte très instructif, aux nombreuses images en haute définition, nous a subjuguées. Contrairement à ce que l'on peut croire, les fourmis ne sont soumises à aucune hiérarchie, chacune étant programmée pour exécuter une tâche précise. Elles communiquent entre elles de plusieurs façons. L'ingénieux fonctionnement d'une colonie commence à inspirer l'homme dans certains domaines.

 

 

Groupe Vidéo - avril 2014      

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 06:00
  Une jeune nonne apprend qu'elle est la fille de juifs disparus et part en quête de son passé dans la Pologne des années 60.
Un film au gris lumineux sur la foi et la médiocrité du monde.
Pawel Pawlikowski renoue avec le passé de sa famille et l'histoire de son pays pour réaliser "Ida" son premier film polonais.
L'univers poétique du film, tourné en noir et blanc dans un format carré montre une Pologne grise et triste qui n'a pas enthousiasmé le groupe . Certaines l'ont même trouvé soporifique.

 

Toutefois la discussion a été riche autour de la foi inébranlable de cette jeune nonne "par défaut" qui reste au bord de la vie et autour de la déchéance sociale du personnage de Wanda, femme désabusée, juge intraitable, hantée par la mort.
Groupe Ciné- VOLVER Avril 2014
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 20:07

Ce film a conquis l'ensemble du groupe Volver par la beauté des images, l'immersion dans la culture japonaise, l'interprétation toute en finesse et retenue, la musique et bien sûr par les questions subtilement posées.

Il montre la fragilité de l'être humain, l'impact de l'éducation et de l'amour. Il questionne sur la cellule familiale traditionnelle, sur ce qui fait un parent : les gènes ou la transmission.

Kore-Eda observe les uns et les autres, épure le dialogue et limite le propos. Il ne tranche pas.

Le personnage du père est intéressant : on assiste à son évolution. Les mères sont discrètes mais font avancer les choses avec subtilité.

Un reproche cependant : les familles sont très différentes, ce qui fausse le problème.

Une réflexion : à 5 ans, c'est l'évidence que l'éducation l'emporte sur la génétique mais qu'en est-il à l'âge adulte ?

 

 

Groupe : Volver – Mars 2014

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:04

PHILOMENA.JPG

Film inspiré d'une histoire vraie - en 1952 - en Irlande, de très jeunes filles-mères se voyaient arracher leurs enfants pour les vendre à de très riches familles américaines, en vue de l'adoption. Ceci avec le "service" des couvents ...Bravo l'église catholique !!!

Bravo cette société irlandaise aveuglée par les conventions !!!  Que d'horreurs commises au nom de Dieu !!!

Pour le groupe, ce film a été un bon choix qui a permis une réflexion, une discussion ouverte sur l'adoption, la PMA, la GPA, l'IVG, sujets d'actualité s'il en est ....

Jeux d'acteurs tout en finesse - émouvante Judi Dench ! Le réalisateur, Stephen Frears , a réussi brillamment à mêler drôlerie et émotion - sans sombrer dans le pathos.

 

 

Groupe Volver – Février 2014 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 13:50

Lotos, casinos, paris en ligne... à qui profite le jackpot ? Ce documentaire très détaillé nous a beaucoup appris sur les jeux d'argent qui ne connaissent pas la crise... Et la Française des Jeux qui gère le jeu de hasard le plus populaire en France, le Loto, n'a de cesse d'attirer de nouveaux joueurs. Des subtilités nous ont été révélées sur les jeux de grattage. Parallèlement, dans les campagnes, des casinos ruraux fidélisent une clientèle séduite par ce nouveau contexte qui fait fureur.

Alors, nul besoin d'être à Las Vegas pour tenter sa chance, sans toutefois devenir " accro " !

 

 Janvier 2014

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:16

La réunion de Décembre du groupe VOLVER autour de « Quai d’Orsay », a été l’occasion d’une discussion finalement plus riche qu’envisagé dans les premières minutes …

En effet, si le film bénéficiait de la réputation de Bertrand Tavernier, on ne peut pas dire qu’il ait soulevé l’enthousiasme.

Des départs de la salle en cours de projection ont même été évoqués.

On pouvait attendre aussi beaucoup de Thierry Lhermite et Niels Arestrup, les acteurs principaux avec Raphaël Personnaz.

Le jeu du premier faisait débat, celui du second contribuait à valoriser le rôle clef d’un Directeur de Cabinet Ministériel.

Au-delà des interrogations sur les motivations de l’auteur de ce film,  tiré de deux bandes dessinées scénarisées par un ancien membre du cabinet de Dominique de Villepin et mettant celui-ci en images, il fut question de déterminer si le niveau apparent et acceptable de la caricature et du grotesque était justifié et avait été ou non dépassé.

Les péripéties du fonctionnement quotidien d’un cabinet ministériel et de l’élaboration du « langage » du ministre, certes instructives, car supposées reprises de la réalité et appréciées comme telles, ont fait rire quelque temps mais se révélaient rapidement « forcées » et surtout répétitives. Claquements de portes, envol de papiers et … stabilos.

Elles ne pouvaient être sauvées par l’excellence de l’ensemble des acteurs secondaires.

De manière surprenante, ce film se révélait, de plus, difficile à suivre, les « pépites » éventuelles – pourtant nombreuses - étant rendues invisibles par le tempo imposé.

A un point tel, que l’on pouvait se demander si le personnage central avait réellement existé ! …

Ou, du moins, s’il avait pu être un tel clown, derrière les portes de son ministère ; un clown  pourtant auteur d’un discours fameux à l’ONU.

Au-delà, le débat pouvait se poursuivre, sur la perception négative (ou non ? …)  du personnel politique (pas que Français …) que ce film pouvait renforcer.

Et … Sur le monde comme il va, depuis Héraclite qu’il était possible de redécouvrir à cette occasion (avec ou sans anchois …).

 

 

Groupe Volver – Décembre 2013

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:18

Adèle vit un premier amour passionné avec Emma. Le film est l'histoire de leur séparation et de leur parcours de vie.

Nous avons discuté autour des principaux thèmes : l'histoire d'amour universelle avec ses difficultés, la dimension sociologique avec ses codes, le besoin de se réaliser dans son métier (manuel, intellectuel, artistique : quelle importance ? Nos aspirations sont différentes et heureusement), la manière de filmer.

Ennuyeux, dérangeant pour l'une d'entre nous car le film est long avec beaucoup de gros plans. C'est pourtant ainsi que la caméra nous fait pénétrer au cœur des émotions et des sentiments d'Adèle, jeune femme complexe, attachante, dévastée par le chagrin.

L'interprétation est magistrale .

La fin du film reste ouverte : dirons-nous comme certaines qu'Adèle se libère de cet amour, indépendance nécessaire pour reconstruire sa vie ?

 

Groupe ciné-Volver  Novembre 2013

 

Pour la réunion du  09/12, nous parlerons du film : 

 

«  QUAI  D  ORSAY »   de  BERTRAND  TAVERNIER

 

Pour la réunion du  13/01/14, exceptionnellement, nous discuterons sur un film sorti depuis quelques années   : 

 «  FRIDA »  de  " JULIE  TAYMOR

  

 

 (je vous incite donc à assister à l'actu expo vendredi  08/11 à  10h au théâtre R. Manuel : Frida Kahlo et Diégo Rivera  et voir l'exposition à Paris si vous le souhaitez)

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Présentation

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Bienvenue sur le blog des "Groupes-discussion" de l'association plaisiroise "Lecture et Dialogue".

 

L'Association est née du désir de communication de jeunes femmes nouvellement installées à Plaisir. Elles se sont réunies pour discuter de livres, formant un groupe-discussion qui a fonctionné quelques mois de façon informelle. Le succès de cette initiative a déclenché un phénomène de "boule de neige" : deux participantes ont d'abord créé leur propre groupe dans le même secteur, puis au fil du temps, l'exemple a été suivi dans tous les quartiers de Plaisir. Actuellement 30 groupes se réunissent régulièrement. Une animatrice ou un animateur coordonne le débat entre les participant(e)s. Une commission "documentation" élabore des dossiers à partir d'articles de presse, sur les écrivains et les thèmes choisis dans les groupes, apportant ainsi un support aux discussions. Les commentaires rédigés par les groupes sont en ligne sur ce blog. Un index par auteur permet une recherche rapide. Vos commentaires sont les bienvenus.

Les activités proposées : visites commentées, sorties, cours, conférences... sont annoncées chaque chaque trimestre ici

Texte Libre

Vous désirez vous évader du quotidien, faire des pauses, gérer votre temps lectures, culture, loisirs ? Vous aimez lire, écrire, échanger des idées, aborder des sujets variés ?

Vous souhaitez partager vos choix de lecture, cinéma, vidéo dans une ambiance sympathique ? Nos groupes-discussion sont faits pour vous.

Lecture et Dialogue organise depuis de nombreuses années des "groupes-discussion" qui permettent aux participants d'exprimer leurs avis et d'écouter celui des autres participants.

Un "groupe-discussion" c'est la motivation qui me manque quand je me dis que je devrais lire le livre ou voir le film dont j'ai entendu parler alors que je n'aurais pas le courage ou le temps de le faire si je n'ai pas le plaisir d'aller à la prochaine réunion du groupe. "

Vous pouvez également assister aux cours dispensés par des professeurs diplômés, le matin en semaine et vous inscrire à des visites commentées par des conférenciers professionnels, vous inscrire à des sorties théâtre dans la région ou en car à Paris.

Vous pouvez assister à une conférence ou venir à la rencontre d'un écrivain. Ces deux activités sont ouvertes à tous, adhérents et non adhérents, plaisirois et non plaisirois.

L'ensemble des activités est mis en ligne en temps réel sur ce blog : http://lecdial.eklablog.com